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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:56

Survostablettes s'arrête.
Merci à nos lecteurs, lectrices et à nos contibuteurs, contributrices pour avoir fait vivre ce blog.

 

Le SCD vous donne désormais RDV sur son nouveau site web. pour y retrouver idées de lectures ou de sorties, infos relatives à l'ensemble des bibliothèques, astuces pour vos recherches ...

 

scd

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 14:01

cartesecrete.jpg

 

 

Ça y est!!! Le ciel est bleu, le soleil est là, les oiseaux chantent et la chaleur commence à se faire sentir. Bref, les vacances se profilent !!!

L'esprit n'est plus aux lectures fastidieuses et il est bien sûr hors de question d'alourdir sa valise avec un livre pavé (laissons la place aux crème solaire, panoplie de tenues de plage et autres jeux de voyage)! Mais IMPOSSIBLE pour autant de se passer du plaisir de la lecture et pour cela, Anaïs Vachez est là! Cette jeune auteure a eu la formidable idée du blog  Les Petites Cartes Secrètes .

 

Il s'agit là d'une correspondance par cartes postales entre un frère (Tom) et sa petite sœur (Lili), nés dans les années 1980 et dont les parents sont divorcés. Le concept séduit par l'originalité de sa forme - nous lisons des cartes postales manuscrites et l'auteure s'applique à rendre une écriture enfantine avec la calligraphie et les fautes d'orthographe caractéristiques - mais aussi par son fond, puisqu'il s'agit de l'histoire touchante du quotidien de  deux enfants séparés par le désamour de leurs parents.

Des écrits épistolaires drôles, émouvants et parfois tristes, qui rendent Tom et Lili si attachants! (Âmes sensibles, prévoir les mouchoirs !).

Tout cela avec un tel réalisme qu'on oublie vite qu'il s'agit de personnages fictifs et qu'il est même difficile de s'imaginer que ces cartes ont, en vérité, été écrites par un adulte!

 

Une lecture rapide et facile qui vous fera, en quelques cartes postales, passer par toute une gamme d’émotions!


Clémence LE PARC-LAUZEL

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 14:03

 

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D’octobre 2013 à avril 2014, plusieurs comités de lecture ont eu lieu dans les centres de formation de l’ESPE Centre Val de Loire. 21 albums avaient été sélectionnés, reflets de la richesse de la littérature de jeunesse. Au terme de ces lectures, les étudiants ont élu leur album coup de cœur :

Madame le lapin blanc de Gilles Bachelet.

Pendant que le Lapin Blanc, toujours en retard, réfléchit politique et enchaîne les réunions (arrosées) au palais, que fait donc sa femme ? C'est à cette interrogation décalée que répond Gilles Bachelet, dans un album en forme de journal intime et de cri du cœur d'une femme au foyer.

L'ouvrage a été élu Pépite de l'album du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil 2012

Gilles Bachelet a suivi les cours de ENSAD de Paris, avant de devenir illustrateur indépendant pour la presse, l'édition et la publicité. Depuis 2001, il enseigne l’illustration à l’École supérieure d’Art de Cambrai et réalise des albums. Il reçoit le Prix Baobab 2004 pour Mon chat le plus bête du monde.


Il est l’auteur notamment de :

-Mon chat le plus bête du monde (2004)

-Quand mon chat était petit (2006)

-Des nouvelles de mon chat (2009)

-Champignon Bonaparte (2005)

-Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées (2008)

 

Rendez vous dès septembre dans vos CRD pour l'édition 2014-2015 de Croq'Albums.

 


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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 14:12

 

oiseaumoqueur.jpg

 

Vous cherchez un roman qui vous dépayse, vous captive, vous touche et contient à la fois une véritable profondeur ?
  Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur  est de ceux-là.

En effet, dans cette œuvre d’Harpeur Lee, nous suivons sur trois ans le quotidien d’une famille de Maycomb, petite ville fictive de l’Alabama. Les évènements se déroulent dans les années 1930, pendant la Grande Dépression et nous sont racontés par Scout, alors âgée de 6 ans au début du livre. Cette famille des plus attachante est un peu atypique. Elle compte en effet Atticus Finch, un avocat élevant seul ses deux enfants, Scout ( de son vrai nom Jean-Louise, petite fille véritable garçon manqué) et Jem (Jeremy, de quatre ans son ainé), ainsi que Calpurnia, la cuisinière de couleur noire. La mère des deux enfants est décédée peu de temps après la venue au monde de la cadette. L’éducation aimante donnée par Atticus est alors assez libre et souvent critiquée par une bonne partie du voisinage qui qualifie les enfants de « sauvageons ». Ces derniers, débordants d’imagination, accompagnés de leur ami Dill, s’amusent à grimper aux arbres, à s’inventer des histoires, à spéculer sur les voisins, et n’hésitent pas à se battre si leur honneur est mis en cause. Scout, la narratrice, porte toujours une salopette, vêtement tellement plus pratique pour ces occupations qu’une robe de petite dame !
La première partie du livre établit le contexte en relatant les diverses tribulations des trois enfants, ce qui permet au lecteur de s’imprégner de l’atmosphère de cette petite ville du Sud des Etats-Unis et de faire connaissance avec ses habitants. Miss Stephanie, commère curieuse et médisante, Miss Maudie, veuve de l’âge d’Atticus, fidèle alliée des enfants, et surtout Boo Radley, baptisé ainsi par les trois compères qui en ont peur au point de courir en passant devant sa maison et se montent toute une histoire, parce que celui-ci n’est jamais sorti de chez lui. A la fois terrifiés et fascinés par ce voisin, ils essaient d’en imaginer l’apparence (évidemment monstrueuse !) et la raison de sa réclusion. Tout en relatant naïvement ses aventures de son point de vue d’enfant, la narratrice met très subtilement en avant la mentalité fortement raciste et emplie de préjugés, de l’Amérique ségrégationniste. Mentalité qu’elle ne comprend d’ailleurs pas.
Le décor est ainsi planté pour l’évènement majeur du livre, qui se produira dans la seconde partie : Atticus est commis d’office pour la défense d’un noir, accusé d’avoir violé une jeune fille blanche. La population, hormis quelques-uns rares, s’en prend alors au veuf et à ses enfants, leur reprochant d’accepter de défendre un « nègre ». Lorsque lors du procès, Atticus démontrera indéniablement l’innocence de l’accusé, celui-ci sera quand même condamné, ce qui révoltera les trois enfants qui vivront cette injustice douloureusement. Tout s’enchaine alors très vite dans cette seconde partie où les rebondissements se succèdent.
Cet ouvrage possède une véritable portée puisqu’il se fait plaidoyer pour l’égalité, la tolérance et la justice. Il s’apparente par ailleurs au conte initiatique parce qu’il fera grandir les enfants en confrontant leur regard innocent aux préjugés et à la méchanceté des gens et à l’hypocrisie et l’injustice de la société américaine de l’époque. Fort heureusement, l’éveil à la conscience de nos protagonistes, se fait aussi dans le positif puisque Boo Radley s’avérera finalement bienveillant envers les enfants qui avaient eux-mêmes émis des préjugés à son sujet.

Un roman de ceux que l’on ne peut plus lâcher une fois commencé et dans lequel on se replonge avec régal à chaque nouveau chapitre, pour retrouver les personnages si attachants. On éprouve aussi le plaisir de se laisser attendrir par la drôlerie et l’humour de l’écriture, dont le génie provient de faire narrer une enfant à travers ses propres mots et le regard et la logique de son âge.

Publié en 1960, l’œuvre reçoit en 1961 le prix Pulitzer et est adapté au cinéma en 1962. Placé d’après un sondage en tête des romans américains qui ont le plus marqué le XXème siècle, il est étudié dans les lycées et collèges du pays. Toutefois, malgré son immense succès, ce best-seller est la seule et unique œuvre publiée à ce jour par son auteur.

 

 

Clémence LE PARC-LAUZEL

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 08:47

 

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De tous temps, l’habitat a été un lieu de vie privilégié et a évolué considérablement au cours du temps. De la grotte préhistorique à l’immeuble, en passant par la maison individuelle, l’habitat est le reflet des préoccupations d’une époque, notamment socio-économiques (accession à la propriété, confort jugé indispensable mais aussi "ghettoïsation"). Aujourd’hui, les préoccupations environnementales et sociétales sont de plus en plus mises en avant. Ainsi, de nouvelles méthodes de construction, ou au contraire d’anciennes méthodes re-découvertes, ont pour ambition de renouveler l’immobilier de façon pertinente.

 

En complément de la base de données  Techniques de l’Ingénieur, l'ouvrage Construction durable et HQE de Dominique BIDOU, Michel LE SOMMER et Catherine PARANT nous offre un éclairage particulier sur les multiples critères de définition et de mise en œuvre pratique et normative de la notion de construction durable.

 

Comme exemple de méthodes remises au goût du jour, la monographie  Construire en paille aujourd’hui d’Astrid et Herbert GRUBER offre une étude intéressante. Il s’agit d’un état des lieux à travers le monde, qui aborde entre autres les avantages de la paille et les techniques de construction.

 

Toutefois, les méthodes de construction, aussi novatrices soient-elles, ne sauraient suffire sans la prise en compte des humains dans leur habitat. Et justement le livre  Le projet urbain participatif de Philippe VERDIER, ponctué de conseils aux acteurs professionnels, met en avant les liens entre urbanisme et sociologie : conceptualisation, exemples historiques, opportunités et risques potentiels à impliquer les habitants eux-mêmes.

 

 

Olivier COQUEMONT

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 09:59

 

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Une exposition consacrée à Octave-Auguste est actuellement proposée au Grand Palais à Paris, à l’occasion des 2000 ans de sa mort.Voici donc l’occasion pour nous de retracer brièvement la vie de cet empereur romain.

Petite remarque liminaire : il est né Octave, mais il se dénommera Auguste à partir de -27 suite à une proposition du Sénat. Auguste est un surnom prestigieux soulignant son parcours victorieux.

Octave est né en -63 dans contexte romain difficile. En effet sous l’afflux de richesses et de conquêtes, les vieilles institutions romaines se trouvent de plus en plus en difficulté pour assurer la bonne gestion de la République Romaine.

Devant cette faiblesse institutionnelle, les ambitions de différents imperators (à la fois chef de guerre et chef de parti) vont croître et déboucher sur des guerres civiles.

Dans un premier temps, entre Marius et Sylla. Puis dans un second temps, entre César et Pompée.

Octave est issu d’une famille de rang équestre (l’ordre juste en-dessous de la noblesse), et son père a été sénateur. Mais César fera de lui son fils adoptif (en -45), ce qui le propulsera au cœur des conflits, car il deviendra aussi son héritier principal à la mort de ce dernier, assassiné en -44.

Très jeune au départ, 19 ans, et non favori pour « succéder » à César aux yeux des Romains (beaucoup pensaient que ce serait Marc-Antoine qui en deviendrait l’héritier), il en assume pourtant l’héritage. Ce qui fait certes de lui un homme très riche et prestigieux (le prestige du nom de César rejaillit sur lui) mais en fait aussi une cible.

Dans un premier temps, pour se lancer dans l’arène politique, il forme un triumvirat (gouvernement à 3 où chacun se voit confié une partie de l’ensemble des possessions romaines) avec Lépide et Marc-Antoine afin d’éliminer les assassins de César.

La bataille décisive a lieu à Philippes en -42, les assassins de César rangés sous la bannière de Cassius et Brutus sont vaincus.

Une fois ceci accompli, chaque triumvir joue sa carte personnelle. Sans rentrer dans les détails de querelles politiques souvent complexes, Octave grâce à sa victoire navale sur Marc-Antoine et Cléopâtre à Actium en -31, devient le seul et unique maitre de Rome.

Après la conquête du pouvoir via les victoires militaires, Octave va faire preuve d’une grande finesse politique afin d’à la fois diriger seul et à la fois respecter au moins formellement les anciennes traditions républicaines. Même si personne n’est dupe.

Il lui aura fallu 14 ans d’une lutte acharnée pour devenir le premier citoyen de Rome. Mais une fois accédé au pouvoir Octave prendra soin de mettre fin aux guerres civiles, ce dont le sénat et le peule de Rome lui sauront gré. La première guerre civile datait en effet de -88 !

Pour que la transition se fasse plus facilement, beaucoup de Romains étant encore attachés à la République, son « règne » se dénomme le Principat. Il débute le 16 janvier -27.

Après tant de conflits, Auguste met un point d’honneur à assurer la paix : plus de politique de conquête, mais une pacification des frontières. Il porte aussi ses efforts sur la bonne administration et la bonne gestion de l’Empire Romain : sa structuration, sa romanisation. Le principat est également une période de rayonnement culturel. Grâce à son ami Mécène, il « regroupe » autour de lui Virgile, Horace, Tite-Live, etc.. La ville de Rome est embellie. Citons sa phrase célèbre : « Rome que j’ai reçue de brique, je vous la laisse de marbre ».

Malgré ce tableau très positif de l’état général de l’Empire Romain, Auguste ne sera pas sans une dernière difficulté, et elle est de taille : assurer sa succession. C’est une question qui lui viendra très rapidement à l’esprit, puisqu’Auguste, même s’il vécut finalement très vieux, était très fréquemment malade. Les candidats furent nombreux, mais tous moururent avant lui. Par défaut, il choisira Tibère, le 2ème fils de sa femme Livie.

Auguste aura ainsi réussi à installer lui-même son propre successeur et l’Empire définitivement mis en place durera jusqu’en 476 en Occident, et jusqu’en 1453 en Orient.

Auguste meurt en 14, il aura été pendant 44 ans détenteur du pouvoir absolu à Rome.

Repères chronologiques :

  •  République Romaine : -509 à -31
  • Crise de la République Romaine : -133 à -31
  •  Naissance d’Octave : -63
  • Assassinat de César : -44
  • Bataille d’Actium : -31
  • Octave prend le nom d’Auguste : -27
  • Auguste meurt en 14.
  • Empire Romain d’Occident : -31 à 476

Si vous voulez approfondir le sujet des ouvrages sont disponibles à la bibliothèque universitaire des Lettres :

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 08:02

 

Vous pourrez tout d’abord en savoir plus en venant assister aux Etats régionaux de l’inclusion

Manifestation accueillie par l’Université le 10 avril 2014

 

inclusion.jpg

 

 

Organisateurs : Association des Paralysés de France

 Nom du contact: Kristof Colliot

Courriel du contact: etatsregionauxinclusioncentre@apf.asso.fr

Téléphone du contact: 02 47 37 85 68

Lieu: Collegium LLSH - Amphi Péguy

En collaboration avec le Pôle Vie Etudiante, les1er ÉTATS RÉGIONAUX DE L'INCLUSION auront lieu en LLSH. Ateliers et conférences ouverts à tous vous permettront de mieux comprendre les enjeux de l'inclusion dans notre société.

Téléchargez le programme et le communiqué de presse


 

Puis suite à cette journée, ou si vous ne pouvez pas y assister, vous pouvez trouver des informations, des témoignages, des guides sur les situations de handicap et des ouvrages de réflexion dans les collections des Bibliothèques Universitaires :

 

Des renseignements auprès des bibliothécaires, des recherches complémentaires,dans les BU , le service c’est inclus !

 

 

 




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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 09:59

 

 

nouvellevague.jpg                                             Jean-paul Belmondo et Jean Seberg dans Á Bout de souffle de Godart

 

Souvenez-vous, lors d’un précédent article sur Frances Ha, nous avions évoqué le mouvement de La Nouvelle Vague, avec la promesse d’y revenir plus tard.

Promesse tenue, il est temps de s’attarder sur le sujet et de tenter d’éclaircir quelque peu ce concept, d’autant plus que le 1erde ce mois-ci, nous apprenions le décès de l’un des cinéastes du mouvement, Alain Resnais.
Alors, La Nouvelle Vague, quèsaco ?


Aux origines de l’expression Nouvelle Vague :

Le terme Nouvelle Vague apparait pour la première fois sous la plume de Françoise Giroud, dans une enquête sociologique sur les phénomènes de génération de l’Express du 03 octobre au 12 décembre 1957 et désigne, à ce moment-là, la génération des 18-30 ans. Ces articles seront publiés en volumes chez Gallimard en 1958 sous le titre  La Nouvelle Vague : portrait d’une jeunesse. Cette expression détermine donc un renouveau de génération et sera reprise la même année par Pierre Billard dans la revue Cinéma 58 pour désigner, cette fois-ci, de jeunes cinéastes et leurs productions.

Les caractéristiques du mouvement :

Cette nouvelle génération de cinéastes est principalement issue des Cahiers du Cinéma. On distingue cependant deux tendances : certains cinéastes viennent de la critique, d’autres du court-métrage.
Ces réalisateurs novices ont peu de budget et minimisent donc les coûts avec des équipes réduites et des acteurs peu connus, voire amateurs. L’auteur réalisateur est en général aussi le scénariste du film et il va laisser la part belle à l’improvisation dans la conception des séquences, les dialogues et le jeu des acteurs.
Mais l’acte décisif de La Nouvelle Vague, c’est surtout de sortir le cinéma des studios. En effet, sont choisis pour le tournage, des décors naturels et donc aussi, une lumière naturelle et non plus artificielle. C’est l’invention de la caméra 16 mm Eclair, une caméra légère et nécessitant peu de lumière. Une pellicule très sensible est aussi alors utilisée.
Enfin, on opte pour un « son direct », enregistré au moment du tournage, plutôt que pour la postsynchronisation. C’est l’invention du Nagra, un magnétophone portable.

Les cinéastes filment à leur façon, selon leur volonté et leurs moyens. Ils choisissent d’ignorer les règles et traditions du cinéma conventionnel. C’est en cela que les réalisateurs de l’ancienne génération les traitent d’amateurs et les réfutent. La Nouvelle Vague aura ainsi constitué un terrain d’expérimentation pour la création cinématographique. Un nouveau cinéma émerge alors : le cinéma d’auteur.

Les grands noms de La Nouvelle Vague :

Enfin, ce qui marque aussi le mouvement, est l’apparition de nouveaux visages ; ceux des jeunes acteurs, que les auteurs commencent à dénuder certes, pudiquement, mais assez fréquemment.
Citons parmi eux : Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Léaud, Bernadette Lafont, Jean Seberg, Anna Karina, Jeanne Moreau, Anouk Aimée, ou encore Brigitte Bardot.

Autres grands noms de la Nouvelle Vague à mentionner impérativement, ceux des trois principaux producteurs du genre : Pierre Braunberger, Anatole Dauman et Georges de Beauregard.
Ainsi que ceux des trois principaux cinéastes : François Truffaut, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol.

Pour finir, les films qui ont porté le mouvement :

  • - Le Beau Serge, Chabrol (1959)
  • - Les Cousins, Claude Chabrol (1959)
  • - Les Quatre cents coups, François Truffaut (1959)
  • - Hiroshima mon amour, Alain Renais (1959)
  • - Le Signe du lion, Eric Rohmer (1959)
  • - Á bout de souffle, Jean Luc Godard (1960)
  • - Le Petit soldat, Jean Luc Godard (1960)
  • - Les Bonnes femmes, Claude Chabrol (1960)
  • - Tirez sur le pianiste, François Truffaut (1960)
  • - Paris nous appartient, Jacques Rivette (1961)
  • - Lola, Jacques Demy (1961)
  • - Jules et Jim, François Truffaut (1962)
  • - Adieu Philippine, Jacques Rozier (1963)
  • - Cléo de 5 à 7, Agnès Varda (1963)
  • - Muriel ou le Temps d'un retour, Alain Resnais (1963)
  • - Le Mépris, Jean Luc Godard (1963)

1962 marquera la fin de l’aventure de La Nouvelle Vague en France. Mais au cours des années soixante, le modèle esthétique et économique du mouvement va s’étendre à travers l’Europe, ainsi qu’aux pays de l’Est, en Angleterre, au Canada, au Japon et au Brésil. Pour beaucoup de jeunes cinéastes étrangers, La Nouvelle Vague signifie une liberté de tournage et un coût dérisoire.


Des ouvrages sur la Nouvelle Vague sont à votre disposition à la bibliothèque de lettres et sont actuellement exposés à côté de la banque d’accueil.



                                                                                                                                                               Clémence LE PARC-LAUZEL

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:57

 

Camille_Claudel_LAgeMur.jpgQue vous ayez eu l’occasion d’aller au musée Rodin, où une salle lui est consacrée, ou bien que vous ayez vu les films de Bruno Dumont (Camille Claudel 1915) ou de Bruno Nuytten (Camille Claudel), nul doute que vous aurez été marqué par cette sculptrice exceptionnelle, dont cette année marque le 150ème anniversaire de sa naissance.

Camille Claudel est aussi célèbre pour sa fin : elle fut internée en asile psychiatrique les 30 dernières années de sa vie à la demande de sa famille, ce qui lui a conférée une aura d’artiste maudite dont la postérité raffole, à l’image du plus célèbre des peintres, Vincent Van Gogh.

Mais s’il fallait souscrire à cette vision-là, il faudrait plutôt rapprocher Camille Claudel d’Antonin Artaud, qui a lui aussi passé un séjour en asile psychiatrique, de 1937 à 1946. On ne saura jamais vraiment si ces deux créateurs ont été des artistes jusqu’au boutistes d’une œuvre qui vous brûle, qui vous damne ; ou si leur état psychique nécessitait vraiment internement. Il y a controverse. A vivre dans le feu…

Rapides repères biographiques :

Camille Claudel fût l’élève de Rodin. Elle fût aussi son amante et ils entretinrent une relation passionnée.Sous son influence artistique au début, elle devint ensuite seule maitresse de son œuvre.

Sa sculpture fut reconnue de son vivant comme radicalement nouvelle, expressive, d’une grande force. Admise comme artiste certes, elle contrevenait tout de même aux mœurs de son temps : femme-artiste ; femme-indépendante ; vie sentimentale trop tumultueuse.

Comme le Printemps des Poètes est là, citons ce poème de Marina Tsvetaieva, qui irait tellement bien à Camille Claudel :

« Je ne conviens et j’en suis fière !

Même seule parmi tous les vivants,

Je dirai non ! Non au siècle.

Mais je ne suis pas seule, derrière moi

Ils sont des milliers, des myriades

D’âmes, comme moi, solitaires »

Camille_Claudel_LaVague.jpgPour aller plus loin :

- Une femme de Anne Delbée

- Le génie est comme un miroir de Anne Pinet

- Camille Claudel,1864-1943 de Aline Magnien

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 14:10

Pour sa dernière conférence du cycle 2013-2014, l'antenne de Bourges du Collegium droit, économie et gestion de l'Université d'Orléans accueillera le Professeur  Ermanno Calzolaio, doyen de la Faculté de droit de Macerata en Italie.
Son intervention sur le mariage en droit italien se tiendra dans l'amphithéâtre Cujas le mardi 18 mars à 18.

 

mariageitalie.jpg

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